Dimanche 2 février, à Lagos, le photographe nigérian J.D. Okhai Ojeikere décéde, à l’âge de 83 ans.

Il fait partie des trois grands photographes iconiques de l’Afrique avec les deux Maliens Seydou Keïta (1921-2001) et Malick Sidibé (né en 1936).  Dès les années 1960, il parcourt le Nigéria à vélo pour chercher les plus belles coiffures et coiffes du pays. Des véritables sculptures architecturales, chargées de beauté, de sens et d’une tradition millénaire.

 « Pour lui, ces coiffures montraient que les coiffeuses elles-mêmes étaient des artistes, remarque André Magnin, spécialiste de l’art africain. Chaque coiffure a une signification, chaque coiffure porte un nom. Certaines sont faites pour le bureau ou la rue, mais d’autres sont des coiffures beaucoup plus traditionnelles qu’on fait une fois dans la vie, pour des mariages ou des traditions très spécifiques. Il avait photographié aussi des sculptures en bronze millénaires dans les grandes collections au Nigéria pour montrer que ces coiffures existaient déjà depuis 2000 ou 3000 ans. »

Bon voyage Mr Ojeikere et merci pour ce beau travail !

Source extraits de rfi.fr

Afro Dance Workshop with Soweto’s Finest Dance Crew

Le 25 Janvier dernier, My Afro’Week a invité le groupe pour 2 sessions dédiées à la découverte d’une danse urbaine d’Afrique du Sud appelé le Sbujwa (du mot français « bourgeois »), une combinaison de hip hop, de danses traditionnelles et de rythmes zoulous. 

La suite des photos sur notre page Facebook ou ici.

Ecouter ou réecouter l’ambiance Afro House de ce workshop en cliquant ICI

Frédéric Bruly Bouabré, artiste ivoirien, inventeur de l’alphabet bété n’est plus

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Le dessinateur et poète ivoirien Frédéric Bruly Bouabré est mort à son domicile, dans le quartier de Yopougon, à Abdijan, mardi 28 janvier. Il était né, sans doute en 1923, à Zéprégühé, près de Daloa, dans le centre de ce qui était alors une colonie de l’Afrique occidentale française et aujourd’hui la République de Côte d’Ivoire. Mais dessinateur et poète ne sont, à son propos, que des mots insuffisants car son œuvre de plusieurs milliers de dessins, ne se voulait rien moins que l’invention d’une écriture nouvelle et universelle à la fois, le bété.

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Au début des années 1950, il invente un alphabet pour donner à son peuple Bété une écriture. Ce syllabaire est découvert par Théodore Monod en 1958.

Frédéric Bruly Bouabré voulait consigner tous les savoirs dans ses manuscrits. “Chacun de ses dessins était un relevé, un petit savoir. Il était à l’écoute de tout ce qui se passait: une empreinte, un nuage, un papier apporté par le vent”, raconte M. Magnin.


Depuis ses oeuvres ont été exposées dans les grands musées. Il a représenté la Côte d’Ivoire pour sa première participation à la Biennale de Venise en 2013.
Fania N. 

A la découverte de Massogona Sylla, une artiste aux multiples facettes

Par G.

Partons ensemble à la découverte des plasticiens avec une incursion dans le monde du collage. Massogona Sylla est la coqueluche artistique du mois de janvier. Portrait d’une artiste flamboyante et punchy.

Ses débuts dans l’art du collage

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Venue tout droit du monde de la photographie, Massogona Sylla a fait le choix de basculer dans le monde du collage il y a quelques années. Sa source favorite : les magazines de mode dont elle tire la plupart de ses modèles (Naomi Campbell et Tyra Banks notamment) mais pas seulement. En parcourant ses œuvres, on trouve quelques figures familières telles que Janelle Monae, Mick Jagger et même…Betty Boop (avec un afro s’il vous plaît) !

Une plasticienne haute en couleurs

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Massogona Sylla jongle avec les couleurs et les matières telle une alchimiste pour créer ses fonds. C’est ainsi qu’on passe d’un monde disco à un univers Moyen-âge sans y être préparés car c’est une artiste qui n’en finit pas de surprendre. Elle s’inspire d’Andy Warhol, de Jean-Michel Basquiat et de Jean-Paul Goude. Mais son œuvre flirte avec les univers de Jackson Pollock lorsqu’on observe sa « période noire » dédiée au dandyisme ou encore de Linder, l’artiste féministe punk des années 70.

Alors Massogona Sylla, artiste féministe ?

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L’artiste aime l’image de la femme et voue un intérêt certain pour l’afro. Offrant une place privilégiée à ses consoeurs, elle révèle une certaine sensibilité avec une touche humoristique comme sa « Photographie non retouchée ». Certains lui ont parfois reproché de faire des collages trop osées. Critiques balayées d’un revers de la main par l’artiste, elle crée selon son humeur et rien d’autre. Avis aux détracteurs !

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C’est une femme artiste qui s’assume en tant que tel. On adhère pas, on adore !

Un livre rassemblant une partie de son œuvre, Drôle d’oiseau, sera disponible sous peu. 

Son site : http://massogona-sylla.com/

Son Facebook : https://www.facebook.com/pages/Massogona-sylla-and-mess/335774456434898?fref=ts

Coup de coeur artiste/ Contribuez au financement de l’album de la chanteuse Shantelle Monique.

Vous aimez ce que vous venez d’entendre ? Alors soutenez la production de l’album de Shantelle Monqiue que nous avons découvert à la 3ème édition de l’Afro parisian network Vendredi dernier. Sa musique est un mélange de Soul,folk,blues. Ses inspirations : Lizz wright, Sam cooke, Pure FA (ulali) et Talisman A Capella. Ce dernier est le groupe dont elle a fait parti de 2006 à 2010, doté d’un répertoire de chansons à textes qui racontent des histoires de la diaspora Africaine.

Shantelle Monique est basé à Paris, elle vient tout juste de finir d’enregistrer son nouvel album en Pologne. Elle a besoin d’aide pour finaliser la production de son album qui promet d’être un vrai bijou.

Rendez-vous sur sa campagne de financement pour plus d’informations. Si vous n’avez pas les moyens de financer ce projet partagez autour de vous l’information.

http://www.indiegogo.com/projects/shantelle-monique-the-making-of-an-album

Site officiel : http://www.shantellemonique.com/