Une après midi au Musée au quai Branly

Le 28 janvier, My Afro’ Week organisait une sortie collective  au musée du quai Branly pour voir l’exposition, L’invention du sauvage : « Exhibition ». Une exposition dont le commissaire général est Lilian Thuram. 

Exhibition  nous fait traverser une époque à la fois triste, malsaine et révoltante de l’histoire du monde occidental. Entre 1800 et 1958, une industrie du « spectacle exotique » était à son apogée. L’on ramenait des colonies, les « Sauvages », les « Indigènes » pour ainsi dire les Autres afin de les exhiber tels des bêtes des foires. (Nous nous souvenons tous de l’histoire de la Vénus Hottente : Saartjie Baartman.)

C’est donc dans les couloirs du musée du Quai Branly, que nous retrouvons près de deux cent ans de photos, d’images,  d’objets insolites et de vidéos d’archives qui nous plonge dans un monde à mi chemin entre le voyeurisme et la science ; provoquant à certains moments un malaise, un dégout et parfois même une révolte passive. Des sentiments canalisés par les textes explicatifs toujours précis et objectifs.

Cette exposition vient compléter avec pertinence le travail de Pascal Blanchard sur la série documentaire «  Noirs de France » (cf Just Follow Me magazine Février 2012). Nous l’avons trouvé tout aussi intéressante, si ce n’est plus car, d’une certaine manière, elle nous permet de comprendre ou de réfléchir sur l’évolution des mentalités dans nos sociétés. 

Maintenant à vous de jugez…! 

L’INVENTION DU SAUVAGE DU 29 NOV. AU 3 JUIN 2012 au Musée du Quai Branly (Paris)

 

LES AVIS DE NOS FOLLOWERS : 

Vidgie : « Cette exposition est à la fois instructive et bouleversante. Elle m’a permis de découvrir d’autres faits de l’histoire que je ne connaissais pas. 

Avant d’aller à cette exposition, je me suis demandée si cela n’allait pas être une autre forme d’exhibition que de présenter les photos de personnes exhibées. En réalité il n’y avait pas que cela: les textes explicatifs et les documentaires vidéos complémentaires ont permis de rendre cette exposition très instructive.

A la fin de l’exposition, on pouvait regarder une dernière vidéo, une sorte d’ouverture sur le sujet, qui permet de pousser plus loin la réflexion sur la perception qu’on a les uns, les autres sur les personnes différentes de nous.
Je recommande vivement cette exposition à toutes les personnes qui ne l’ont pas encore vue. »

Peeyah : « Au sujet de l’expo : j’ai trouvé le thème triste quoique je m’y attendais…Tout de même c’était un moment de découverte, j’ai appris un certain nombre de choses.
 Au sujet de la sortie: je trouve que c’est une idée géniale de faire des sorties de groupe. Ca fait rencontrer de nouvelles personnes, découvrir des choses ensembles c’est toujours agréable, on peut échanger les points de vu.”

La pétillante Yarie nous raconte le concert de Drake

Le concert de Drake! tout d’abord on a eu une première partie avec un rappeur anglais que je ne connaissais pas du tout : Labrinth (bien sûr je suis allée sur google pour savoir qui c’était!!) et vu que j’aime le dupbset et le ska , j’ai immédiatement adhéré à ses morceaux! Je m’attendais aussi à voir Kendrick Lamar (♥) malheureusement ce sera pour une autre fois !

Drake est arrivé , a mis le show!! J’ai trouvé l’ensemble bon, certaines parties en revanche sont à revoir (les basses étaient trop fortes à certains endroits, tellement que l’on entendait pas sa voix), côté rap : il ne m’a pas déçue du tout!! j’ai été bluffée, j’ai bien aimé le fait qu’il ait changé quelques versions de certains de ses morceaux, seulement Drake le crooner est mieux en studio. Mais quandon aime on l’accompagne sur les morceaux!! Il a joué une bonne partie des morceaux de l’album Take care: good ones, headlines, Shot for me, Take care, Make me proud, HYFR, Crew Love, Marvins room, The Motto, Practice, We’ll be fine, Underground Kings, Cameras; certains morceaux de Thank me later (Up all night, Over, Miss me), son feat avec Rick Ross (Stay Schemin) et également le morceau qui l’a fait connaitre au niveau international de sa mixtape So far gone (Best ever had, Forever) je crois que j’ai oublié 2 ou 3 morceaux…

MON SEUL REGRET : je n’ai pas eu doing it wrong, trust issues, sleeping alone, karaoke, look what you’ve done, the real her, show me a good time, shut it down thank me now  mais l’ensemble était bon.  En bonus j’ai eu la joie de le rencontrer en backstage grâce à My Afro’ Week !

Ce n’était pas un concert : c’est une sortie au Club Paradise!! Et j’ai aimé ma soirée. Je suis venue seule,  et je suis repartie avec des souvenirs!! What more can I say ?? Just Unforgettable!!!

Article : My Afro’ Week rencontre Drake (cliquez)

Interview de Laurie fondatrice du Club de lecture Read! par l’afro reporter Nancy

Read! c’est le Club des auteurs afro, fondé par Laurie dont nous vous parlions dans cet article. Une des fidèle adhérente au club nous partage son ressenti lors de la dernière session du club et son interview auprès de Laurie.

« La meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de le mettre dans un livre » est le titre d’un article prononcé sur une radio de New-York, les membres du club de lecture READ! eux l’ont bien compris, le savoir est une arme et c’est donc en ce sens qu’ils se réunissent tous les deux mois afin de débattre sur un livre (ou encore essai, bandes dessinées, poésie, etc.) choisi par Laurie (fondatrice du club de lecture). Voici un résumé de la dernière session :

 

Session READ! L’Intraitable beauté du monde: adresse à Barack  

Obama d’E.Glissant et P.Chamoiseau : j’y étais !!! 
 
Une fois de plus READ! ne déroge pas à la règle de nous emmener dans des endroits atypiques. Pour la session d’aujourd’hui, le lieu choisi est le studio Talk Over (Cut Killer y a son studio et Joey Starr y a enregistré son dernier album).
 
La session démarre sur les chapeaux de roue avec la présentation des participants et leur ressenti sur le livre. Il en ressort qu’il est intéressant mais rempli de paradoxes et peut-être un peu trop utopiste. Mais c’était sans compter l’intervention de Georges Bloess et Maboula Soumahoro (qui a notamment été l’élève d’E.Glissant et qui est aujourd’hui professeur en civilisation américaine et afro-américaine à l’université de Tours et Maître de Conférences) qui défendent avec brio le concept de créolisation et de Tout Monde d’E.Glissant. Tous les sujets autour de cet essai ont été abordés de la définition de la créolité, le comparatif entre la créolisation et l’universalité à la question de la dette africaine.

 

Durant les quelques minutes de pause les échanges fusent sur ce que représente Barack Obama mais dérivent aussi vers d’autres sujets tels que l’absence de lobby noir en France, la représentation des minorités dans les médias, etc. READ! est également partenaire des calories (rires) avec un goûter digne de Gargantua.

 

La session reprendra sur la conclusion et la présentation de livres :Ti Prens-la, le Petit Prince de Saint-Exupéry en créole de Caraibeditions, la dernière traduction du livre de Maya Angelou, Un billet pour l’Afrique aux éditions les Allusifs et du nouveau mensuel la Revue Littéraire du Monde Noir.
 
A la fin de la session j’ai tenu à poser quelques petites questions à Laurie afin d’en savoir un peu plus sur elle et parce que ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent au cours de ses interviews.

 

N : Quel était ton objectif en fondant READ! ?


L: En créant READ!, je voulais avant tout partager mes lectures dans un espace convivial et d’une manière décomplexée ! Les livres (une passion qui m’a attrapée en sortant du cursus scolaire bizarrement) me font rire, voyager, pleurer, réfléchir sans sons, sans images, et je souhaitais savoir si d’autres avaient les mêmes sentiments que moi face à ces mots.  L’idée n’est pas du tout de se retrouver entre “intellos” et de faire de l’analyse de texte comme l’école nous l’a inculqué. Mais plutôt de partager ses émotions, ses points de vue d’une manière simple au travers de la lecture

 

N: A ton avis pourquoi la littérature “afro” n’a pas encore trouvé sa place en France ?

 
L: Ce n’est pas qu’elle n’a pas trouvé sa place en France, c’est plutôt qu’elle n’est que peu considérée. Beaucoup d’auteurs français afro-caribéens ou de l’Afrique francophone qui écrivent en français, ne se retrouvent pas dans les programmes scolaires de l’éducation nationale. Il est beaucoup plus simple de citer un Victor Hugo, un Rabelais, un Molière qu’un Césaire, qu’un Fanon ou qu’un Cheik Anta Diop, qui sont pourtant des “classiques”, quand on sort de l’école, après le Bac. Malheureusement, il faut attendre leur mort ou le fait qu’être noir soit à la mode aujourd’hui, grâce à un Obama.


N: Quelles seraient tes idées pour la promouvoir ?

 

L : Ma première idée est READ! à répandre et à poursuivre avec authenticité.

Ensuite, il y  a beaucoup de projets que je mène ou que je souhaite mener. Par exemple, il y a un nombre considérable d’auteurs qu’on ne retrouve pas dans les bibliothèques municipales, encore dû à un manque de visibilité. En fait, l’absence de librairies dans les quartiers populaires est un réel problème car il y a encore beaucoup de villes (en IDF) où il n’y en a aucune. Je souhaiterais donc mettre en place un programme éducatif dans les écoles qui parlerait des thèmes abordés par ces auteurs… J’ai pleins d’idées, il faut juste que je développe les moyens !


N: Pourquoi avoir choisi de ne pas mettre une cotisation ? 


L: Tout d’abord, le fait que chacun des membres de READ! aille dans une librairie et achète son propre livre était mon premier souhait.
La visite d’une librairie amène à être curieux, à être confronté à d’autres livres. Et surtout permet de contribuer aux ventes de livres de ces auteurs. Parce-que ce n’est qu’en montrant leur poids économique et politique, qu’on pourra gagner de la visibilité pour eux. Les Prix Littéraires aussi apportent leur contribution : Léonora Miano, Dany Lafferière ou Marie NDiaye dernièrement, peuvent en témoigner, je pense.


N: Si tu devais partir sur une île et que tu ne pouvais emmener qu’un seul livre ce serait…
 
L: Un seul, impossible!!! Je tiens trop à ma bibliothèque. Et j’en ai tellement d’autres à découvrir. Mais, en y réfléchissant, ce serait le Petit Robert.


N: Et pourquoi ?


L: Comme dit ma Tante, qui est institutrice, le dictionnaire est le meilleur ami de l’homme. Et je pense que sur une île déserte, ça m’occupera un bon moment !
 
N: Tes futurs projets ?


L: Développer READ! encore et toujours hors du département par exemple. D’ailleurs, j’ai fait une session en Guadeloupe à la Médiathèque du Gosier cet été et les participants ont hâte qu’une prochaine session se fasse ! Et pourquoi ne pas mettre en place des sessions à Marseille, à Dakar, à Bamako, à Cayenne, à Rio de Janeiro ou à Atlanta, avec des ambassadeurs READ! pour chacune de ces villes. En plus, je suis actuellement en train d’élaborer un journal d’association : READ! Le Mag’ afin de donner la parole aux membres, et garder une trace écrite des différentes sessions.
 
Pour plus d’infos sur READ!:

 

Page facebook : Read! Club de lecture des auteurs afro ou encore le blog : http://readclublog.tumblr.com/

Pour la session de la rentrée Read revient avec l’oeuvre de la marraine du club Léonora Miano “Blues pour Elise”, pour en savoir plus et pour s’inscrire: contact@readclub.fr. Comme toujours le lieu sera dévoilé à la dernière minute ;-)

Je terminerai en remerciant Laurie, fondatrice de READ! qui nous permet de pouvoir échanger sur une littérature encore trop méconnue et pour le temps qu’elle m’a accordé.  

Nancy

 

Facebook

Expo Night & Day in Kinshasa vu par Gladys

L’exposition Night & Day in Kinshasa du photographe Jean Depara (voir article) à la Maison revue noire se tient jusqu’au 18 février. Notre afro reporter Gladys nous fait par de ses impressions de l’exposition.

“Indépendance. Insouciance. Fiesta. Les oiseaux de nuit de Kinshasa sont de sortie et tiennent à le faire savoir. La tenue, la coiffure et le style, tout est là. Rien n’échappe à l’objectif de Depara qui nous montre un pan de la jeunesse kinoise, celle qui fait la fête mais aussi celle qui tient à montrer son beau corps.  Ces différents portraits en noir/blanc nous transportent auprès de dragueurs, d’amoureux, de musiciens, de jeunes qui vivent en pleine période d’indépendance. On a l’impression qu’un vent de liberté vient de souffler sur Kinshasa et que ces jeunes profitent de tous les bons moments qui leur sont accordés. Cette expo a le don de donner le sourire aux lèvres, cette jeunesse est belle et on n’a qu’une seule envie : faire un saut dans le temps pour pouvoir nous aussi profiter de la partie. S’il fallait choisir, je rejoindrais les bodybuilders, je dis ça, je ne dis rien. Laissez-vous tenter… Au-delà de ça, très bon accueil et les personnes qui travaillent à la Revue Noire sont disponibles donc il ne faut pas hésiter à les solliciter pour plus d’infos sur place.”

Gladys

Commentaires d’une autre lectrice :

“J’ai pu m’y rendre 2 fois, lors du vernissage et une autre fois plus au calme et franchement c’est une expo qui donne très bonne mine! Ambiance années folles version africaine et euphories post-indépendance, on pourrait même entendre des airs de rumba résonner des photos! Je recommande à tous d’aller voir la richesse des photos de Dépara qui malgré le noir et blanc, émet beaucoup de chaleur et joie de vivre en ces temps très frileux!!”

Shari

__________________________________

Rien à ajouter, si ce n’est que je vous conseille de prendre le temps de consulter sur place les livres de photographies de la Maison revue noire , des photos qui datent du 19e et 20e siècle du Sénégal , Togo, Sierra leone , Ethiopie…des photos riches, les gens d’antan sont beaux, presque majestueux, les traits du visage sont marqués par l’histoire.

Très belle exposition, à ne pas manquer !

Joëlle de My afro’week

VERNISSAGE EXPOSITION “AFRICAN WAY OF ART”

Le 27 septembre c’était le vernissage de l’exposition African way of art et notre Afro reporter Shari nous partage ses impressions et quelques photos de l’expo qui a lieu jusqu’au 30 septembre

http://www.galerievendome.fr/


La Galerie Vendôme et les commissaires de l’exposition Mme. Pittet et M. Farro ont décidé d’exposer les œuvres de 35 artistes contemporains africains issus de trois pays le Cameroun, le Congo et le Nigéria.
Cette exposition au nom très évocateur « African Way of Art » ne nous décoit en rien. En effet nous sommes transportés dès notre entrée dans la cour de la galerie avec une effusion de tableaux divers et variés qui valent le détour.
African Way of Art est à l’image du continent africain: une fusion de couleurs, de styles, une réelle mosaïque réfléchissant la diversité et l’originalité de ses enfants.
Chacune des 35 œuvres a sa richesse et aucune œuvre ne ressemble à l’autre, c’est un magnifique melting pot artistique illustrant la richesse créatrice et la modernité des artistes: des portraits d’enfants farceurs à l’image quotidienne de personnes sur des motocyclettes ou même des paysages abstraits, chaque œuvre a sa propre force qui transporte les spectateurs.
Certains tableaux reflètent même une ère post-moderne avec des inspirations d’œuvres comme celles de Warhol et les statues en terre cuite sont élaborées avec un savoir faire admirable.
Certains spectateurs ont décrit les œuvres présentes comme: fraiches, naturelles, spontanées et instinctives.
L’auteur- éditeur Paul Dakeyo était présent et ses impressions furent les suivantes: « c’est un appel de la Terre. Nous ne sommes pas face à une création pour touristes , c’est un travail pictural de grande factures. Les autres ont beaucoup appris des Africains, il n’y a donc pas de raison que l’on reste en marge ».
The African Way of Art nous montre donc l’art africain Nouveau, décomplexé et sortant des clichés d’images de la savane ou de femmes portant des enfants. Cette exposition encourage et reflète surtout la richesse du continent et son avenir prometteur avec des artistes à retenir comme Eolongue Weti, George Edozie, William Tagne Njepe et Ogbemi Heymann. Merci à ces fidèles ambassadeurs du African Way of Art!


——————————————————-

Merci à Shari pour son retour qui donne très envie d’aller découvrir la richesse de toutes ses oeuvres, l’exposition est aussi vivement conseillée par l’une de nos Afro reporter Tisha !