LECTURE BD DU JOUR : SANG NOIR, de Frédéric Chabaud et de Julien Monier
Au fil d’une promenade ou d’une discussion, il vous arrive parfois de tomber sur des pépites. C’est un peu le cas avec cette BD sortie en mai 2013 découverte par l’intermédiaire d’un ami bédéphile.
Synopsis
C’est l’histoire d’un tirailleur sénégalais (Yacouba Ndaw), issu d’une classe populaire de l’ethnie Wolof. Au départ, il regarde les français avec une forme « d’admiration ». Ce sont des guerriers puissants, des surhommes qui méritent de les dominer. En allant au feu il revoit son jugement. Il croise des hommes blancs qui ont plus peur que lui, qui refusent d’aller au combat, il voit la peur dans le regard du soldat allemand.
Dans les tranchées, il apprend l’égalité humaine, dans la peur, la souffrance et la mort. Il apprend à se positionner en  égal du blanc.
2 officiers français dirigent son « bataillon ». L’un est respectueux de ses hommes tandis que l’autre les méprise. L’histoire s’orientera sur la relation de plus en plus amicale de Yacouba envers l’un et l’affrontement crescendo avec l’autre.
2 batailles (Verdun et le chemin des dames) seront particulièrement mises en avant dans le récit et serviront de décors aux relations entre les protagonistes.
Si Yacouba change durant l’histoire, il en est de même pour les soldats français qu’il croise. Au départ les poilus sont curieux , parfois  hostiles envers les tirailleurs. Au fur à mesure des batailles, ils apprennent à les respecter. Ceux qui auront vécu dans la boue des tranchées, dans les relents putrides de corps en décomposition, dans la tourmente des orages d’acier, seront à jamais frères d’armes.
Après lecture…
Que savons-nous vraiment des tirailleurs sénégalais? Toujours représentés de manière anecdotique, ils font partie d’une histoire que nous ne maîtrisons pas aussi bien qu’on ne le pense. Cette BD apporte non seulement un éclairage intéressant sur un pan historique souvent mis à l’index mais propose également un dossier clair et concis sur le contexte colonial de l’époque.
Ce livret nous apprend par exemple que le sabir dit le “petit nègre” est une construction linguistique mise en place pour accélérer l’apprentissage du Français.
A vos BD!

LECTURE BD DU JOUR : SANG NOIR, de Frédéric Chabaud et de Julien Monier

Au fil d’une promenade ou d’une discussion, il vous arrive parfois de tomber sur des pépites. C’est un peu le cas avec cette BD sortie en mai 2013 découverte par l’intermédiaire d’un ami bédéphile.

Synopsis

C’est l’histoire d’un tirailleur sénégalais (Yacouba Ndaw), issu d’une classe populaire de l’ethnie Wolof. Au départ, il regarde les français avec une forme « d’admiration ». Ce sont des guerriers puissants, des surhommes qui méritent de les dominer. En allant au feu il revoit son jugement. Il croise des hommes blancs qui ont plus peur que lui, qui refusent d’aller au combat, il voit la peur dans le regard du soldat allemand.

Dans les tranchées, il apprend l’égalité humaine, dans la peur, la souffrance et la mort. Il apprend à se positionner en  égal du blanc.

2 officiers français dirigent son « bataillon ». L’un est respectueux de ses hommes tandis que l’autre les méprise. L’histoire s’orientera sur la relation de plus en plus amicale de Yacouba envers l’un et l’affrontement crescendo avec l’autre.

2 batailles (Verdun et le chemin des dames) seront particulièrement mises en avant dans le récit et serviront de décors aux relations entre les protagonistes.

Si Yacouba change durant l’histoire, il en est de même pour les soldats français qu’il croise. Au départ les poilus sont curieux , parfois  hostiles envers les tirailleurs. Au fur à mesure des batailles, ils apprennent à les respecter. Ceux qui auront vécu dans la boue des tranchées, dans les relents putrides de corps en décomposition, dans la tourmente des orages d’acier, seront à jamais frères d’armes.

Après lecture…

Que savons-nous vraiment des tirailleurs sénégalais? Toujours représentés de manière anecdotique, ils font partie d’une histoire que nous ne maîtrisons pas aussi bien qu’on ne le pense. Cette BD apporte non seulement un éclairage intéressant sur un pan historique souvent mis à l’index mais propose également un dossier clair et concis sur le contexte colonial de l’époque.

Ce livret nous apprend par exemple que le sabir dit le “petit nègre” est une construction linguistique mise en place pour accélérer l’apprentissage du Français.

A vos BD!